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122. Le banc

Publié le 04 juin 2026 dans La gloire de nos alpages

C'est le banc même où Louis s'assied...

    Louis, c'est depuis de nombreuses années le berger de ce chalet, un parmi tant d'autres. Il y a bien fait deux décennies. C'est un mordu. Un vrai de vrai. Un Fribourgois quii a considéré la Vallée comme sa région d'accueil. Le drame, c'est que son propriétaire le considère comme un peu vieux pour la tâche qui lui incombe, garder une centaine de génisses. 

    Louis a 65 ans. Si on se sépare de lui, après si longtemps sur cet alpage, il est foutu, c'est le mot. Son patron certes est pragmatique, en quelque sorte assez dur, néanmoins il trouve une solution. Et toute boiteuse qu'elle est, Louis l'accepte. Il ne touchera plus que la moitié du salaire tout en pouvant continuer à occuper le chalet. Il s'occupera surtout de celui-ci, des barrières, des chardons aussi à l'occasion, mais le bétail sera désormais sous la garde d'un nouveau berger, plus jeune, plus mobile, plus au courant des nouvelles façon de faire. 

    Louis, quoiqu'en partie évincé, s'accordera pourtant très bien avec lui. Il se nomme Théodore  Petite et est originaire du Jura français. Un tout bon gaillard en somme. Comme lui, le Louis!