Lin et chanvre, linières et chenevières. A la Vallée chenevières plus que linières dont la culture était plus hasardeuse, à cause du climat.
Alors achetait-on ailleurs ses tissus de lin dans lequel on taillerait des chemises qui vous couvrent des épaules aux genoux ? . Se contenterait-on de son chanvre que l'on travaillait, que l'on battait, que l'on rouissait, dont on faisait des écheveaux que l'on allait mener au tisserand des Esserts-de-Rive ? C'est possible.
L'un comme l'autre, c'étaient des tissus rudes qui vous râpaient la peau comme du papier de verre! Fallait être moins délicats que l'on est devenu avec un coton singulièrement plus agréable. Fallait considérer ces produits rustiques comme indispensables à la confection des vêtements, donc à la vie de tous les jours. .
L'un comme l'autre, tissu de lin, tissu de chanvre, nous interpèlent. Car s'ils sont rudes, ils sont beaux. Et ils portent en eux tout le passé de notre humanité.
↓ (PDF) 250. Des chemises comme du papier de verre

