On en fut avec l'enseignement mutuel de 1820 à 1840 environ. Ce système, anglais d'origine, qui voyait dans une école les élèves les plus doués instruits en vue d'enseigner à ceux qui avaient plus de peine, ne convenait pas à une population peut-être trop férue de descipline. On retrouva l'école primaire.
Mais au milieu du XIXe siècle, tout bouge dans le canton sur le plan scolaire. Le Chenit n'y échappe pas. Ou plutôt c'est un homme exceptionnel, Alexandre Bourgeois, qui va donner le branle. Il enseigne le primaire dès son arrivée au Sentier en 1859. Féru de nouvelles méthodes, il se lance dans une école secondaire la décennie qui suit. Quelques élèves et une non réussite par manque d'appuis de la communauté et de sa population. Mais ça bouge quand même en coulisse. Un rapport publié en 1866 parle d'une école moyenne, sorte de primaire-supérieure d'avant la lettre. Il n'y aura aucune suite à ce projet avant que M. Bourgeois ne soit revenu d'Amérique où il s'était exilé suite à son échec scolaire, et crée véritablement, cette fois-ci appuyé par l'ensemble de la population, une école secondaire. Celle-ci fête aujourd'hui son 150e anniversaire.
↓ (PDF) L'école moyenne

